Vendredi 20 février 2009
Je commence le récit. Mes idées seront en Rose et j'ajouterai les vôtres aussitôt
(avec une couleur que j'aurai défini pour chacun et/ou chacune) que vous me les proposerez dans les Commentaires. Merci ;o)
La nuit tomba et Mario n'était pas encore rentré de la réunion syndicaliste qui s'annonçait courte malgré l'ordre du jour qui prenait de l'ampleur sur cette pauvre page non aérée et que Mario soutenait tant . Trois jours de suite de réunions auxquelles Mario adhérait avec le sourire, malgré la fatigue qui pâlissait chaque jour un peu plus son visage. Les sociétés ferment leur porte les unes derrière les autres et Mario, lui, a ouvert sa porte à Momo, un adolescent de dix sept ans, avec qui il a fait connaissance dans une ruelle étroite, juste derrière la pharmacie du centre, pas loin de chez lui.
Momo était un gentil gamin, un peu paumé. Il était plein de ressources insoupçonnées, et avait grandi à l'ombre de ses parents maltraitants, qu'il avait fini par fuir, un soir où il avait décidé que les injures, l'alcool et les coups pleuvaient trop. Mario avait vu dans les yeux de Momo qu'il était temps pour lui. Il s'était promis de l'aider mais ne savait pas encore très bien comment.
A vingt trois heures quatorze précise, Mario commença à escalader les cinq cent marches qui aboutissaient à son petit appartement, 2 pièces. Avec tout l'effort qu'il aura fait, il décida de s'accorder un bon verre de Lambrusco, pour rester fidèle à ses origines.
- Salut Momo ! Ca va ?
- Salut Super Mario ! Une pizza ce soir ? demanda Momo accompagné d'un sourire au coin des lèvres.
- Non Momo, un couscous !
Momo, cet adolescent insouciant, drôle, dégageait un charme fou malgré le cocar qu'il avait reçu avant hier soir, parce qu'il avait tout simplement voulu exprimer sa tristesse à ses parents.
- Tu serais pas un peu taquin sur les bords petit Momo ? Figure-toi que tu es tombé sur quelqu'un qui a du répondant et qui répond du tac au tac, alors fais gaffe, sinon tes vannes se retourneront contre toi.
Momo le suivait d'un regard mi indifférent, mi absent avec son air de teckel abattu.
Mario voyant que sa remarque n'avait pas fait mouche, rajouta d'une voix défiante :
- Hé Momo ! Tu veux faire une joute verbale avec moi ? Je suis sûr que tu te débrouillerais bien !
- Une joute !!! Mais qu'est ce que tu me racontes là ?
- Une joute verbale, en fait Momo, c'est du slam. C'est-à-dire jouer avec les mots. Pour simplifier, et figure-toi que j'ai eu la deuxième place au dernier championnat de la Cour rénovée... Neuve, je plaisante ! Voilà un petit exemple de ce qu'on peut faire avec les mots. Si tu veux, tu peux venir aux répétitions. Tu pourras peut-être me donner des idées ?
- Je te répondrai une autre fois, parce que là j'ai mal au foie, balança Momo en ricanant.
- Hey toi ! Dis-donc, tu as des talents cachés ! Je pense qu'on va bien s'entendre. Bon alors, où est le couscous car mon ventre crie famine. Ah oui, à propos, je mérite un verre de Lambrusco. Et toi, pour l'instant, soigne ton oeil au beurre noir avec du paracétamol et une escalope. Et pour ton foie, je n'ai pas de remède. A propos Momo, tu es un beur ou un noir ?
- Je suis beurre de karité pffffff...
Momo s'était un peu vexé mais il pensa à sa phrase culte "demain est un autre jour".
Les gouttes de pluie claquaient sur la fenêtre mansardée et laissaient encore entendre les ronflements de Momo.
Momo était reconnaissant à Mario de l'avoir hébergé mais il commençait à avoir du mal à respirer. Non pas que la présence de Mario fût pesante, mais il avait besoin de prendre le large. Une fois de plus, il avait du mal à supporter la présence de quelqu'un à ses côtés, même de façon intermittente. Il rêvait de grands espaces, de liberté, d'indépendance. Et il savait que le prix à payer serait lourd, mais il s'était promis d'y arriver. Voler de ses propres ailes : voilà ce qu'il désirait. "Mais comment faire, se disait-il, je suis mal né, au mauvais endroit, au mauvais moment, et ça me poursuit comme une bave et son escargot !"
Et oui, il avait un drôle d'humour Momo et jouait souvent de l'auto-dérision.
"Tant pis, se dit Momo, je tirerai le taureau par les cornes mais je réussirai à voler de mes propres ailes ! Foi de Momo !"
Il se leva en pleine nuit, et, profitant du sommeil lourd de Mario, décida de quitter l’appartement dans lequel il l’avait si gentiment accueilli. Il préférait partir ainsi, sans bruit, parce qu’il savait que Mario risquait de le retenir.
A trois heures vingt huit du matin, il quitta donc l’appartement, emportant avec lui, la bouteille de Lambrusco. Il dévala quatre à quatre les cinq cent marches, pressé de vivre sa nouvelle vie.
Il s’y voyait déjà le Momo, au sommet de la gloire, admiré de tous. Son cœur alors, s’emplit de joie, un large sourire sur son visage, et puis tout d'un coup le drame ! Momo, l’esprit dans les étoiles, trébucha sur une marche. Il s’écroula par terre et dévala les deux cent quarante trois marches restantes.
Ce bruit assourdissant réveilla Mario qui se demanda d’où pouvait bien venir ce vacarme. Il alluma la lumière et ne voyant plus Momo, descendit à son tour les marches. Il trouva Momo tout en bas, assis sur une marche, en train de boire le reste de la bouteille de Lambrusco !
- Hey gamin, qu’est ce qui se passe ? lui demanda Mario.
- Mario ! Qu’est ce que je suis content de te voir. J’ai cru mourir tu sais ! C’est incroyable, je suis tombé et j’ai dévalé les escaliers. Et au moment où je n’y croyais plus, au moment où j’ai cru que c'était ma dernière heure, et bien là, devant moi, j’ai vu un ange ! Si si je t’assure, il m’a dit qu’il était mon ange gardien. Il m’a alors pris dans ses bras et m'a posé là, sur la marche.
Voyant la bouteille complètement vide, Mario secoua la tête et lui dit : "Ouais, ouais c’est ça ! Allez, remontons dormir."
A six heures et demi, deux zombies se croisèrent en se saluant par un hochement de tête. Les rayons de soleil embellissaient d'avantage le regard songeur de Momo posé sur son bol de lait au café.
"Il y a un miroir dans la salle de bain", dit Mario.
"Je ne crois pas que les reflets de ton visage sur ton café au lait, te permettront d'apercevoir que tu as un beau bouton de pus sur le bout de ton nez !" ajouta-t-il en slamant. Un zombie qui ne perdait pas le Nord !
Momo se leva aussitôt.
Chaque jour qui défilait, Momo rassemblait un peu plus les pièces du puzzle, le puzzle de Mario, la personnalité de Mario, Mario le slameur, le généreux.
Des gants de toilette multicolores étaient empilés sur une étagère en bois, et les serviettes, soigneusement pliées, confirmaient l'importance que portait Mario au rangement.
Plusieurs gels douche aux senteurs épicées, aux senteurs d'ailleurs, se battaient sur le bord de la baignoire et dévoilaient un Mario attentif à son bien-être.
"Sous le lavabo, un pèse-personne perfectionné se rapprochant physiquement d'un engin pour aller dans l'espace" chuchota Momo, tout en pinçant ses lèvres charnues.
Mario accordait beaucoup d'importance à son physique.
Au bord de la fenêtre, des parfums au corps de rêve s'effleuraient, des silhouettes d'hommes souriaient aux rasoirs bien usés, la tondeuse électrique montrait ses grandes dents aux cotons tige qui restaient sans voix, et bien sagement allongés dans leur boîte.
C'était le Carnaval des Cosmétiques !
- Ecoute Momo, aujourd'hui tu as à ta disposition mon ordinateur, qui est bien sûr équipé d'Internet. Windows permet effectivement de jouer à des jeux comme le Solitaire. Tu es Solitaire en effet, mais pas pour longtemps puisque tu vas bientôt trouver un patron avec qui tu t'entendras à merveille..
- On aura des enfants aussi ! dit Momo, en levant le doigt.
- Des enfants, un chien, je plaisante ! Donne-moi le sucre, s'il te plaît Momo. Tu connais un peu Internet mm ?
- Je te donne même des cours si tu veux !
- Ok Momo ! Echange de bons procédés. Tu m'apprends Internet et je t'apprends le slam.
- Si le slam, c'est parler de boutons de pus sur le nez, ça ne m'intéresse pas, répondit Momo avec enjouement.
- Tu trouveras de nombreux sites de recherche d'emploi dans "mes favoris", dont l'A.N.P.E., que tu connais certainement Momo.
Mario attendait une réponse à cette phrase, mais en vain. Dés qu'il le pouvait, Mario observait avec discrétion les gestes et attitudes de Momo. Il essayait de lire dans son regard quelque chose, de capter des indices nécessaires à la manière dont il allait procéder, pour l'aider au mieux à s'envoler.
En réalité, Momo ne cherchait pas vraiment à s'insérer dans la vie professionnelle, en tout cas, pas comme Mario l'entendait.
L'A.N.P.E. : Tu parles, une contrainte qui le clouait sur place et la perspective de vaines recherches en rendez-vous manqués ne le tentait vraiment pas. Non, Momo ne se sentait pas l'âme d'un chercheur... d'emploi. Ce qu'il désirait, c'était d'abord voir le monde, visiter des pays, rencontrer des gens de toutes les couleurs, de tous les milieux, et ça passait par l'odeur du grand large. Pour cela, il lui faudrait un pécule, si modeste soit-il, parce qu'il lui faudrait d'abord rejoindre un port, puis embarquer à bord du premier cargo qui voudrait bien de lui. Une fois à bord, il aviserait. "Long is the road"... Momo avait repéré un type qu'il croisait régulièrement en sortant de chez Mario. L'air peu amène du quidam lui avait donné une sensation de malaise inexplicable, mais quand l'inconnu avait fait mine de l'aborder, il avait tourné les talons.
Hé Hé ça bouge bien ici :)))))))
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La nuit tomba et Mario n'était pas encore rentré de la réunion syndicaliste qui s'annonçait courte malgré l'ordre du jour qui prenait de l'ampleur sur cette pauvre page non aérée et que Mario soutenait tant . Trois jours de suite de réunions auxquelles Mario adhérait avec le sourire, malgré la fatigue qui pâlissait chaque jour un peu plus son visage. Les sociétés ferment leur porte les unes derrière les autres et Mario, lui, a ouvert sa porte à Momo, un adolescent de dix sept ans, avec qui il a fait connaissance dans une ruelle étroite, juste derrière la pharmacie du centre, pas loin de chez lui.
Momo était un gentil gamin, un peu paumé. Il était plein de ressources insoupçonnées, et avait grandi à l'ombre de ses parents maltraitants, qu'il avait fini par fuir, un soir où il avait décidé que les injures, l'alcool et les coups pleuvaient trop. Mario avait vu dans les yeux de Momo qu'il était temps pour lui. Il s'était promis de l'aider mais ne savait pas encore très bien comment.
A vingt trois heures quatorze précise, Mario commença à escalader les cinq cent marches qui aboutissaient à son petit appartement, 2 pièces. Avec tout l'effort qu'il aura fait, il décida de s'accorder un bon verre de Lambrusco, pour rester fidèle à ses origines.
- Salut Momo ! Ca va ?
- Salut Super Mario ! Une pizza ce soir ? demanda Momo accompagné d'un sourire au coin des lèvres.
- Non Momo, un couscous !
Momo, cet adolescent insouciant, drôle, dégageait un charme fou malgré le cocar qu'il avait reçu avant hier soir, parce qu'il avait tout simplement voulu exprimer sa tristesse à ses parents.
- Tu serais pas un peu taquin sur les bords petit Momo ? Figure-toi que tu es tombé sur quelqu'un qui a du répondant et qui répond du tac au tac, alors fais gaffe, sinon tes vannes se retourneront contre toi.
Momo le suivait d'un regard mi indifférent, mi absent avec son air de teckel abattu.
Mario voyant que sa remarque n'avait pas fait mouche, rajouta d'une voix défiante :
- Hé Momo ! Tu veux faire une joute verbale avec moi ? Je suis sûr que tu te débrouillerais bien !
- Une joute !!! Mais qu'est ce que tu me racontes là ?
- Une joute verbale, en fait Momo, c'est du slam. C'est-à-dire jouer avec les mots. Pour simplifier, et figure-toi que j'ai eu la deuxième place au dernier championnat de la Cour rénovée... Neuve, je plaisante ! Voilà un petit exemple de ce qu'on peut faire avec les mots. Si tu veux, tu peux venir aux répétitions. Tu pourras peut-être me donner des idées ?
- Je te répondrai une autre fois, parce que là j'ai mal au foie, balança Momo en ricanant.
- Hey toi ! Dis-donc, tu as des talents cachés ! Je pense qu'on va bien s'entendre. Bon alors, où est le couscous car mon ventre crie famine. Ah oui, à propos, je mérite un verre de Lambrusco. Et toi, pour l'instant, soigne ton oeil au beurre noir avec du paracétamol et une escalope. Et pour ton foie, je n'ai pas de remède. A propos Momo, tu es un beur ou un noir ?
- Je suis beurre de karité pffffff...
Momo s'était un peu vexé mais il pensa à sa phrase culte "demain est un autre jour".
Les gouttes de pluie claquaient sur la fenêtre mansardée et laissaient encore entendre les ronflements de Momo.
Momo était reconnaissant à Mario de l'avoir hébergé mais il commençait à avoir du mal à respirer. Non pas que la présence de Mario fût pesante, mais il avait besoin de prendre le large. Une fois de plus, il avait du mal à supporter la présence de quelqu'un à ses côtés, même de façon intermittente. Il rêvait de grands espaces, de liberté, d'indépendance. Et il savait que le prix à payer serait lourd, mais il s'était promis d'y arriver. Voler de ses propres ailes : voilà ce qu'il désirait. "Mais comment faire, se disait-il, je suis mal né, au mauvais endroit, au mauvais moment, et ça me poursuit comme une bave et son escargot !"
Et oui, il avait un drôle d'humour Momo et jouait souvent de l'auto-dérision.
"Tant pis, se dit Momo, je tirerai le taureau par les cornes mais je réussirai à voler de mes propres ailes ! Foi de Momo !"
Il se leva en pleine nuit, et, profitant du sommeil lourd de Mario, décida de quitter l’appartement dans lequel il l’avait si gentiment accueilli. Il préférait partir ainsi, sans bruit, parce qu’il savait que Mario risquait de le retenir.
A trois heures vingt huit du matin, il quitta donc l’appartement, emportant avec lui, la bouteille de Lambrusco. Il dévala quatre à quatre les cinq cent marches, pressé de vivre sa nouvelle vie.
Il s’y voyait déjà le Momo, au sommet de la gloire, admiré de tous. Son cœur alors, s’emplit de joie, un large sourire sur son visage, et puis tout d'un coup le drame ! Momo, l’esprit dans les étoiles, trébucha sur une marche. Il s’écroula par terre et dévala les deux cent quarante trois marches restantes.
Ce bruit assourdissant réveilla Mario qui se demanda d’où pouvait bien venir ce vacarme. Il alluma la lumière et ne voyant plus Momo, descendit à son tour les marches. Il trouva Momo tout en bas, assis sur une marche, en train de boire le reste de la bouteille de Lambrusco !
- Hey gamin, qu’est ce qui se passe ? lui demanda Mario.
- Mario ! Qu’est ce que je suis content de te voir. J’ai cru mourir tu sais ! C’est incroyable, je suis tombé et j’ai dévalé les escaliers. Et au moment où je n’y croyais plus, au moment où j’ai cru que c'était ma dernière heure, et bien là, devant moi, j’ai vu un ange ! Si si je t’assure, il m’a dit qu’il était mon ange gardien. Il m’a alors pris dans ses bras et m'a posé là, sur la marche.
Voyant la bouteille complètement vide, Mario secoua la tête et lui dit : "Ouais, ouais c’est ça ! Allez, remontons dormir."
A six heures et demi, deux zombies se croisèrent en se saluant par un hochement de tête. Les rayons de soleil embellissaient d'avantage le regard songeur de Momo posé sur son bol de lait au café.
"Il y a un miroir dans la salle de bain", dit Mario.
"Je ne crois pas que les reflets de ton visage sur ton café au lait, te permettront d'apercevoir que tu as un beau bouton de pus sur le bout de ton nez !" ajouta-t-il en slamant. Un zombie qui ne perdait pas le Nord !
Momo se leva aussitôt.
Chaque jour qui défilait, Momo rassemblait un peu plus les pièces du puzzle, le puzzle de Mario, la personnalité de Mario, Mario le slameur, le généreux.
Des gants de toilette multicolores étaient empilés sur une étagère en bois, et les serviettes, soigneusement pliées, confirmaient l'importance que portait Mario au rangement.
Plusieurs gels douche aux senteurs épicées, aux senteurs d'ailleurs, se battaient sur le bord de la baignoire et dévoilaient un Mario attentif à son bien-être.
"Sous le lavabo, un pèse-personne perfectionné se rapprochant physiquement d'un engin pour aller dans l'espace" chuchota Momo, tout en pinçant ses lèvres charnues.
Mario accordait beaucoup d'importance à son physique.
Au bord de la fenêtre, des parfums au corps de rêve s'effleuraient, des silhouettes d'hommes souriaient aux rasoirs bien usés, la tondeuse électrique montrait ses grandes dents aux cotons tige qui restaient sans voix, et bien sagement allongés dans leur boîte.
C'était le Carnaval des Cosmétiques !
- Ecoute Momo, aujourd'hui tu as à ta disposition mon ordinateur, qui est bien sûr équipé d'Internet. Windows permet effectivement de jouer à des jeux comme le Solitaire. Tu es Solitaire en effet, mais pas pour longtemps puisque tu vas bientôt trouver un patron avec qui tu t'entendras à merveille..
- On aura des enfants aussi ! dit Momo, en levant le doigt.
- Des enfants, un chien, je plaisante ! Donne-moi le sucre, s'il te plaît Momo. Tu connais un peu Internet mm ?
- Je te donne même des cours si tu veux !
- Ok Momo ! Echange de bons procédés. Tu m'apprends Internet et je t'apprends le slam.
- Si le slam, c'est parler de boutons de pus sur le nez, ça ne m'intéresse pas, répondit Momo avec enjouement.
- Tu trouveras de nombreux sites de recherche d'emploi dans "mes favoris", dont l'A.N.P.E., que tu connais certainement Momo.
Mario attendait une réponse à cette phrase, mais en vain. Dés qu'il le pouvait, Mario observait avec discrétion les gestes et attitudes de Momo. Il essayait de lire dans son regard quelque chose, de capter des indices nécessaires à la manière dont il allait procéder, pour l'aider au mieux à s'envoler.
En réalité, Momo ne cherchait pas vraiment à s'insérer dans la vie professionnelle, en tout cas, pas comme Mario l'entendait.
L'A.N.P.E. : Tu parles, une contrainte qui le clouait sur place et la perspective de vaines recherches en rendez-vous manqués ne le tentait vraiment pas. Non, Momo ne se sentait pas l'âme d'un chercheur... d'emploi. Ce qu'il désirait, c'était d'abord voir le monde, visiter des pays, rencontrer des gens de toutes les couleurs, de tous les milieux, et ça passait par l'odeur du grand large. Pour cela, il lui faudrait un pécule, si modeste soit-il, parce qu'il lui faudrait d'abord rejoindre un port, puis embarquer à bord du premier cargo qui voudrait bien de lui. Une fois à bord, il aviserait. "Long is the road"... Momo avait repéré un type qu'il croisait régulièrement en sortant de chez Mario. L'air peu amène du quidam lui avait donné une sensation de malaise inexplicable, mais quand l'inconnu avait fait mine de l'aborder, il avait tourné les talons.
Hé Hé ça bouge bien ici :)))))))
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